Au sein de Bada, plusieurs versions du système coexistent mettant les développeurs devant un doute : profiter de nouvelles fonctionnalités ou cibler un public plus large ?

Les développeurs mobiles sont aujourd’hui confrontés à un problème important qui est souvent ignoré du grand public. Des mises à jour sont régulièrement proposées sur Android, Bada, iOS… Elles peuvent être soit envoyées par les airs (OTA) ou nécessite l’utilisation d’un logiciel sur un ordinateur. Dans un cas, comme dans l’autre, l’utilisateur est la plupart du temps notifié de la présence de cette mise à jour. Mais qui dit notification, ne dit pas forcément terminal mis à jour. En effet, de nombreux utilisateurs ne savent/veulent pas quoi faire et laissent leur terminal en l’état.

Rajoutons à cela que les constructeurs et opérateurs mettent souvent du temps à faire le pas (Android principalement). Pendant ce temps, le monde du développement ne s’arrête pas, car à chaque nouvelle version majeure, un nouveau SDK est rendu disponible. Il corrige les bugs et apporte des nouvelles fonctionnalités. Mais les développeurs doivent choisir entre utiliser cette nouvelle version ou attirer un public possédant un terminal avec une version plus ancienne. En effet, les SDK sont aujourd’hui bâtis avec une compatibilité ascendante et il semble quasi impossible de faire autrement (à quelques exceptions près avec le package Compatibility d’Android par exemple).

Il est donc intéressant de voir quelles versions de Bada utilisent les applications (statistiques par BadaApps) :

- Dans 51% des cas, Bada 1.0 est nécessaire
- 26% ont besoin de Bada 1.1 ou d’une version supérieure
- Les applications se limitant à Bada 1.2 et aux versions supérieures sont de 12%
- 1% se cantonne à Bada 2.0

On peut donc observer que les développeurs ciblent majoritairement le plus grand parc disponible. Mais par volonté d’implémenter une fonction particulière ou par manque d’information, les applications Bada 1.1, 1.2 et 2.0 représentent aussi un pourcentage substantiel.